
Édito
Et si on écoutait la danse ?
La musique et la danse sont indissociables. Par l’intermédiaire du corps, véritable théâtre de leur expression, elles tissent un dialogue intime jusqu’à s’unir pleinement : Le geste du violoniste donne naissance à la musique, tandis que cette dernière insuffle vie au mouvement de la ballerine, créant ainsi un échange circulaire où, chez le musicien, la chorégraphie précède le son, alors que chez le danseur, c’est le son qui devance la chorégraphie.
Pour sa dix-septième édition, Classique au large propose d’écouter la danse dans toute sa diversité, des suites baroques (Bruno Philippe, Sarah Rouppert, Gabriel Rignol) aux valses romantiques (Philippe Cassard, Marine Chagnon et Robin Le Bervet), du tango argentin (Quatuor Voce) au jazz de la musique américaine (Orchestre de la Garde républicaine), du ballet classique (Orchestre de Saint-Malo et Orchestre national des Pays de la Loire) aux danses celtiques endiablées (The Kraken Consort). Cette série de concerts se veut une célébration de l’union profonde entre la musique et la danse, une exploration sonore où chaque spectateur pourra, à sa manière, « voir » la danse à travers la musique et, peut-être, redécouvrir l’un des pouvoirs de la musique : celui de le faire danser à son tour.
Fidèle à sa tradition de créer de multiples espaces de rencontre entre artistes et publics, Classique au large propose des ateliers – dont, naturellement, un dédié à la danse bretonne –, des concerts immersifs, des avant-concerts, plusieurs expositions, des conférences, des séances de dédicaces, un disquaire, un libraire, des produits locaux à emporter, un restaurant avec une vue imprenable sur la mer et sur les remparts de Saint-Malo, et bien d’autres surprises encore.
Fermez les yeux, écoutez… La danse est déjà en mouvement.
Louis Castelain
Directeur de Classique au large